Sylvie Deshors : acte 2

L’auteure Sylvie Deshors est arrivée à Bellac pour la galette et repartira pour la Saint Valentin… Et entre, rencontres, ateliers, écriture, promenades se succèdent.

Février / Une rencontre pas râpée…

Avec la classe externalisée de l’ITEP d’Oradour-Saint-Genest

Et pourtant, il fut beaucoup question de rap et de musique lors de cette première rencontre ! Les élèves ont adoré nous faire partager leurs musiques, essentiellement du rap (mais Sylvie est une experte), m’ont conseillé de découvrir Claudio Kapéo (ça devrait vous plaire, madame). On a parlé de foot féminin et de terrorisme (euh, rien à voir), des murs du collège et de ses nombreuses portes qui protègent et/ou enferment ; de tutos sur Youtube, entre Qi gong et tricot ; de la crise d’adolescence du Saint-Bernard… Et ils nous avaient préparé une valise à leur façon, avec des collages de ce qu’ils aiment, histoire de se présenter : jeux vidéo, musculation, pêche, moto, rap, rap & rap…

 

Février / Ah, les voyages…

Rencontre avec les élèves TEMSEC & TFCA du lycée des métiers Martin Nadaud à Bellac.

Et nous pouvons affirmer qu’ici le mot rencontre n’est pas galvaudé. En partant des objets de la valise de l’auteur, où se trouvait notamment un foulard, des cartes postales, des galets… Sylvie a raconté ses nombreux voyages, seule, quand elle était jeune, en Mongolie, en Asie, Europe… Et les jeunes étaient non seulement attentifs, mais ils ont posé  plein de questions, rebondissaient sur ses histoires. On a parlé liberté, refus de la peur, droit de la femme, langue parlée et apprise, parfois subie, de Mayotte et d’autres villes. Certains jeunes avaient joué le jeu et apporté des objets importants pour eux : une jupe de kayak ; une photo de moto ; une gourde, pour ce jeune homme aimant ce promener en forêt et faire des décoctions, comme le thé aux orties… Un très bon contact avant la balade des émotions qui aura lieu avec eux à la rentrée, suivie d’ateliers d’écriture.

Ma toute première fois

Avec les 3e du collège Fabre d’Eglantine (St-Sulpice-les-Feuilles)

Alors, ce serait l’histoire d’une jeune fille de 16 ans prénommée Inès, originaire de la campagne, genre Saint-Sulpice-les-Feuilles… (Eh oui, les ados sont toujours contents de se vieillir un peu). Chaque groupe d’élèves va devoir inventer une première fois à Inès, et ils sont restés assez sages pour les imaginer ! Première fois qu’elle va à l’internat, qu’elle voyage, qu’elle tombe amoureuse… Avec quelques contraintes, plusieurs votes et beaucoup d’imagination, nous laissons les élèves développer leur histoire…. Ils doivent donc écrire à la première personne du singulier, mais apprendre à prendre de la distance avec ce « je ». Pas si facile. Et une autre grande règle, ne pas tout révéler dès la première ligne !

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Suspens à tous les étages

Avec les CM1/CM2 de l’école des Deux Tilleuls (Peyrat-de-Bellac)

Là aussi, il faut apprendre à ne pas tout révéler dès la première ligne, surtout lorsqu’on essaie d’écrire une histoire policière, ou du moins à suspens ! Là aussi, on construit tous ensemble le personnage principal, on vote, avant de laisser chaque groupe d’élèves se lancer dans l’écriture… Et apprendre les techniques de rebondissements, de suspens… Les stylos 4 couleurs ont du boulot!

Paroles Je n’ai pas peur

CIE TRO HEOL

J’ai beaucoup aimé cette pièce qui nous plongeait dans les pensées d’un enfant de 9 ans qui est confronté malgré lui à une histoire choquante. Le moment qui m’a semblé le plus touchant est lorsque Michele convainc Filippo de remonter en haut et de se sauver. Il encourage son ami avec une conviction émouvante en lui criant des “Tu peux y arriver ; n’aies pas peur”. De plus, j’ai été très étonnée par le jeu des comédiens qui ont animé ces marionnettes jusqu’à ce que réalité et fiction se mêlent et que nous pensions qu’elles sont des êtres vivants, racontant leur propre histoire. La fin est déroutante puisqu’elle reste très ouverte : que va devenir Filippo? Michele est-il blessé ? Pour ma part, je pense que le père a bien tiré sur Michele et qu’il a ensuite purgé une peine de prison. C’est bien pourquoi nous retrouvons le père et ses enfants adultes. Pour conclure, ce spectacle était à la fois émouvant et déroutant ; il nous a plongés dans une réalité dure et dans les tourments d’un enfant confronté à une vérité effrayante. Lisa N.

 

 

J’ai trouvé cette pièce très impressionnante, et très intéressante sur un point de vue de mise en scène. Tout était bien relié et bien pensé. Ainsi le spectateur pouvait se laisser porter par les émotions procurées par les acteurs et l’ambiance mise en place grâce au nombreuses musiques, sons et bruitages. L’éclairage était également extrêmement bien fait et réalisé par rapport aux scènes. Je craignais un peu le spectacle avec des marionnettes de peur que ce ne soit pas bien réalisé et trop dérangeant  mais en fait pas du tout, j’ai été impressionnée par l’habilité des acteurs avec ces marionnettes qui paraissaient presque vivantes. Je trouvais qu’aucun acteur ne se différenciait les uns des autres et qu’ils étaient en coordination parfaite. De plus, l’histoire était tellement bien faite et réalisée, qu’ elle m’a touchée.  La fin, étant très bien accompagnée par l’ambiance, et par l’histoire m’a profondément émue. Donc, j’ai adoré ce spectacle. Je pense aussi, que lorsqu’un spectacle émeut des gens, c’est qu’il est extrêmement bien réalisé. Camille T.

 

 

Cette pièce m’a marqué par le jeu avec les marionnettes et des comédiens qui exécutent un double travail sur la scène créant ainsi un univers nouveau. On croirait même à certains moments que les marionnettes sont vivantes et on oublie que ce sont les comédiens qui les animent. Le décor de la pièce est amovible selon les différentes scènes ce qui limite l’encombrement et les changements de décors et permet à la pièce d’être plus fluide. J’ai été vraiment impressionné par cette pièce et par l’énergie qu’elle a produite dans la salle. Bastien D.

 

 

J’ai trouvé ce spectacle très envoûtant en nous plongeant dans cet univers italien mais aussi avec la trame de l’histoire mais aussi avec des comédiens formidables ayant ou imitant l’accent italien. Nous nous demandons jusqu’à la fin : est ce que Michele va réussir à sauver Filippo ? Nous avions aussi l’enchaînement des différentes actions et scènes qui avait été parfaitement travaillé. Je conseille à tous spectateurs d’aller voir ce spectacle. On peut pourtant noter que ce spectacle peut être difficile visuellement pour des enfants très jeunes, nous sommes dans une tragédie et la violence est présente comme dans la scène où on tire sur Michele. Paul B.

 

 

Je n’ai pas peur est une pièce mélangeant tendresse, émotion mais aussi cruauté et drame. Le suspens évolue crescendo jusqu’au bouleversement de la « fin » inattendue de Michele. Tous ses sentiments ont réussi à être crées par le jeu de lumières et de sons mais aussi grâce au jeu formidable des acteurs et à l’idée d’avoir utilisé des marionnettes à contrôle pour transmettre plus fortement ces différents sentiments. C’était donc une pièce très captivante. Pierreline G.
Pour ma part, j’ai beaucoup aimé cette pièce. Tout d’abord grâce à la mise en scène. En effet, celle-ci est très bien réalisée pour qu’on rentre au maximum dans l’histoire. Les enfants sont des marionnettes (ainsi que quelques adultes) ce qui nous donne une bonne représentation. Pour représenter la maison, deux planches se mettaient les unes sur les autres : on pouvait bien se représenter les choses et, afin de montrer la trappe de la maison en ruines, il suffisait juste de descendre ces planches.

De plus, il y avait des effets de lumières. Les acteurs faisant bouger les marionnettes étaient dans l’ombre et les marionnettes étaient dans la lumière ce qui nous aidait à bien rentrer dans l’histoire. J’ai aussi trouvé bien fait la sorte de conscience de Michele qui était en fait le comédien faisant jouer la marionnette. En plus de rentrer totalement dans l’histoire, les marionnettes semblaient êtres vivantes, on en oubliait qu’elles étaient des jouets entre les mains des comédiens. Elise P.

 

 

Mon avis sur cette pièce est que le mélange de jeux entre les marionnettes et les acteurs est tellement fort qu’on a l’impression que les deux mondes ne font que un. De plus, l’histoire est totalement originale et se rapproche même du thriller. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il n’y a pas de moment plat durant une heure et demi car les acteurs ont un le pouvoir de nous immerger dans l’histoire à 100%. Samuel R.