Paroles… Jouer Juste

Quelques avis d’élèves de l’option théâtre du lycée sur le spectacle « Jouer Juste » de la compagnie Thomas Visonneau

Le décor plonge le spectateur dans l’histoire comme s’il en faisait partie en tant que personnage, en tant que joueur de football. L’acteur, par la disposition de la scène, crée une complicité avec le public, qui lui-même se sent directement concerné. A travers cette pièce adaptée du livre éponyme de François Bégaudeau, Thomas Visonneau et le comédien veulent montrer un homme éprouvant le besoin de justifier et de contrôler ljouer_juste_1e chaos qui l’entoure. Le cadre du vestiaire se transforme en un espace mental, un espace à remplir. Au milieu des stratégies footballistiques et des diverses tactiques d’équipe, le coach se plonge tout à coup dans sa passion amoureuse, revivant son histoire d’amour avec Julie qu’il ne cesse de chercher, afin de comprendre comment et pourquoi ces deux êtres ont cessé de « jouer juste ». Pierre P.

Le jeu du comédien était très intéressant car il nous montrait différents sentiments et diverses émotions. Lorsqu’il parlait en tant qu’entraîneur, il était sûr de lui et lorsqu’il parlait de Julie ou à Julie, des failles et une certaine tristesse surgissaient.  Camille T.

Au centre de l’arène, le coach se trouve confronté à l’incarnation vidéo de Julie qui lui échappe, à travers onze figures de femmes, telles onze joueuses dansant dans un stade désert. Les voix des onze Julie s’intercalent les unes après les autres. Nous comprenons que le personnage masculin est en pleine confusion mentale et que cette voix a tellement fait écho dans son esprit et dans sa vie, qu’elle en devient une voix mystique et incompréhensible comme leur relation. Lorsque l’entraîneur quitte la scène, une musique victorieuse retentit : le coach est un homme qui quitte les vestiaires avec les idées claires et n’a pas honte de ce qu’il a vécu. C’est l’exploration du sentiment amoureux dans tout ce qu’il peut avoir de chaotique et de sportif en même temps. Ce que nous percevons c’est l’angoisse de cet entraîneur qui a peur de l’autre et de lui-même au point de s’imposer des règles de conduite qui délimitent un terrain et une discipline au risque de tarir toute spontanéité, toute vérité du sentiment qu’il s’agisse de l’amour du jeu ou du jeu de l’amour. Après l’échec amoureux, il s’attend à la défaite footballistique faute de « jouer juste ». Corentin I.

Sans titre

Cette pièce originale est pour moi une personnification de l’amour et de la discipline amoureuse : le processus sentimental se trouve adapté à la passion par la structuration d’un comportement juste, comme le jeu d’un footballer. Ce qui m’a le plus touché est le dernier monologue de Julie :

« Ce qui m’arrive là-bas n’efface rien, c’est autre chose, quelque chose qui ne pourrait venir de toi tu as raison, c’est de l’amour dans la vie, avec l’autre nous marchons dans la vie, je vois pointer ton sourire mais ne souris pas car je suis heureuse et j’ai mal, lui et moi cheminons à travers la vie, main dans la main parfois c’est vrai et c’est ridicule mais c’est le prix à payer pour être dans la vie et nous y sommes […] C’est un amour con comme l’improvisation, c’est plein de bêtises, plein de fautes de goût et dans le même pli de grâces inopinées, dans le même sachet où l’on trouve des partages de brosses à dents et des lettres d’amour bidon il y a soudain une contingence qui fait sourire et rester dans la vie » Léo V.

J’ai trouvé ce spectacle complexe à cause de la difficulté texte mais j’ai apprécié la présence des onze incarnations de Julie qui dégageaient quelque chose de beau, de délicat et de poétique, apportant ainsi leur féminité dans un monde très masculin (celui du foot et de l’équipe) dominé par le coach.Le visuel de l’affiche représente très bien le texte et le spectacle : on peut y voir un demi-terrain de football et un homme dont la tête est symbolisée par le cercle de centre de terrain. Cet homme a la même position que celle d’un joueur qui vient de marquer un but. Mais on voit aussi qu’il a les mains accrochées sur les limites du terrain. C’est un personnage emprisonné dans l’univers du foot mais surtout qui emprisonne ses émotions car il ne fait que mettre des règles dans sa vie, des règles qui s’applique à son équipe, lui-même et Julie. Il crée des protocoles, des stratégies pour que sa vie et sa relation amoureuse soient meilleures mais il détruit tout en fait car il ne laisse aucune place à ses émotions et ses ressentis qu’il renie. Mathilde O.

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option théâtre : seconde/première

Janvier 2017 : Nous connaissons enfin le texte des option seconde/première ! C’est Incendies, de Wadji Mouawad. Gros défi encore une fois…

[…] La pièce à laquelle nous nous sommes attaqués est géniale ! L’histoire est super triste mais elle montre une belle réalité. Dans cette pièce,  je joue le rôle de Jeanne, partagé avec Léa. D’un point de vue apprentissage du texte, je m’en sors même si c’est un peu compliqué. […] Pour conclure, l’option théâtre à Jean Gi, c’est génial et je suis pressée d’être en juin pour la représentation finale (même si je commence à stresser). Lisa N.

[…]  J’ai vraiment accroché sur le thème de la pièce, car je trouve qu’au théâtre la force des femmes face aux dures épreuves de la vie n’est pas assez représentée. […] Je suis aussi stressée à l’idée de connaître quelles seront les impressions des spectateurs après avoir vu notre pièce. Est-ce que l’on réussira à réinvestir tout le récit tragique en suscitant de l’émotion ? […] Mélissa D.

J’ai trouvé la pièce triste, enfin, surtout émouvante. Elle raconte l’histoire de Nawal Marwan qui est morte. Ses enfants, des jumeaux, Simon et Jeanne, doivent retrouver leur père et leur frère afin de leur remettre une lettre. Seule Jeanne s’implique dès le début dans cette quête. Sasha R.

[…] La pièce me paraît longue et plutôt dure. Quand on a lu la pièce en entier, on a pu se laisser porter par l’histoire innocemment mais il existe plein de sous-entendus qui peuvent nous guider vers l’horrible vérité de la fin. Léa C.

Dans Incendies, j’ai le rôle de deux personnages. Le premier est le médecin dans la scène 17 : il n’y a pas beaucoup de texte à maîtriser. Ce rôle apporte de nombreuses informations pour le déroulement de l’œuvre. Ce personnage n’a pas de sautes d’humeur et, tant mieux, car je n’aime pas jouer ce genre de rôles. Le deuxième personnage que je joue est Chamseddine. C’est un des personnages les plus importants de la pièce car c’est lui qui vient apporter la vérité aux jumeaux et au public. Il n’apparaît pas longtemps, pourtant, il y a beaucoup de texte à apprendre et c’est son côté négatif… J’adore les deux personnages mais Chamseddine reste mon préféré. Axel B.

octobre 2016 : Ou le début du commencement…

Je m’appelle Julie B., j’ai 15 ans (dans deux mois) et je suis en seconde 1. Je suis un peu timide mais lorsque je joue, je ne le suis plus (du moins beaucoup moins). J’ai pris cette option Théâtre car, dans mon ancien collège, j’ai fait un an de théâtre (ce n’était pas du vrai théâtre mais le principe y était) et cela m’avait beaucoup plu ! Donc j’ai eu envie de continuer.

Je m’appelle Jolan R., j’ai 15 ans, j’habite à Compreignac et je fais ¾ d’heure de bus tous les matins et tous les soirs pour aller au lycée. Je suis en seconde à Jean Giraudoux. Cela fait deux ans que je fais du théâtre, j’ai commencé en 3e avec l’atelier théâtre du collège de Nantiat et comme cela m’avait plu, j’ai décidé de continuer. Pour l’instant, l’option me plaît tout comme le lycée. Je l’aime bien parce que c’est un petit lycée et qu’il n’y a donc pas trop de monde et on y mange bien, du moins mieux qu’à Nantiat.

Je voulais faire l’option théâtre parce que c’est bien d’exprimer ses émotions à travers un texte, faire ressentir ses sentiments comme la joie ou la tristesse, la colère ou l’amour. Le théâtre permet de se libérer, de jouer un personnage, de changer de vie en quelque sorte. J’adore l’ambiance de l’option théâtre où tout le monde est détendu et assister à des pièces de théâtre pour ressentir ce qu’on a voulu nous transmettre ou plus encore… Léa C.